Lutter contre les changements climatiques

Les gouvernements fédéral et provinciaux cherchent des solutions à faibles émissions de carbone alors qu’ils font face aux répercussions des changements climatiques. Le secteur canadien de la chimie et sestravailleurs hautement qualifiés sont particulièrement bien placés pour offrir des solutions novatrices dans la lutte contre les changements climatiques.

À l’échelle mondiale, les industries des produits chimiques et pétrochimiques sont de loin les plus grands utilisateurs industriels d’énergie, représentant 10 % de la demande mondiale totale d’énergie. Plus de 80 % des émissions surviennent pendant le processus de fabrication. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles l’utilisation de matières premières à faible teneur en carbone et la mise en œuvre des meilleures technologies de procédés jouent un rôle si important dans la détermination des émissions globales de gaz à effet de serre (GES) provenant des produits chimiques.

Examinez les figures ci-dessous pour voir les tendances des émissions de dioxyde de carbone des membres de l’ACIC depuis 2004 :

Cette figure montre les émissions de dioxyde de carbone de la base de données du PDRE superposées aux données sur les ventes de produits chimiques de Statistique Canada* de 2004 à 2018. Les émissions de dioxyde de carbone sont les plus faibles en 2009, ce qui coïncide avec le ralentissement économique qui a entraîné une baisse de la production et des investissements dans la plupart des installations. La relation entre les émissions de produits chimiques et l’économie n’est pas seulement évidente pendant la crise de 2008-2009. En comparant les tendances des émissions et des ventes**, il existe une corrélation claire entre ces deux mesures.

* Statistique Canada. Tableau 16-10-0047-01 Stocks, ventes, commandes et rapport des stocks sur les ventes pour les industries manufacturières, selon l’industrie (dollars sauf indication contraire) (x 1 000).

** Veuillez noter que les données sur le dioxyde de carbone ne représentent que les membres de l’ACIC, tandis que les données sur les ventes de Statistique Canada englobent l’ensemble de l’industrie canadienne de la chimie.

Cette figure présente quatre éléments d’information pour chacune de nos installations membres, soit la différence en pourcentage de l’intensité des émissions de dioxyde de carbone en 2018 par rapport à 2004, les émissions totales de dioxyde de carbone en 2018, la production totale en 2018 (taille des bulles) et le sous-secteur chimique associé à cette installation (couleur des bulles).

Les bulles les plus grosses en taille et en émissions totales représentent en grande partie le secteur pétrochimique. Malgré cela, aucune de ces installations ne dépasse une augmentation de 100 % de l’intensité des émissions; elles bordent principalement la ligne de différence de 0 %. En comparaison, les bulles qui montrent la plus grande augmentation de l’intensité des émissions sont celles des installations dont la production et les émissions de dioxyde de carbone sont inférieures, ce qui illustre que de petits changements (c.-à-d. les fluctuations de la production) sont amplifiés lorsqu’on tient compte de l’intensité des émissions de dioxyde de carbone.

Mesures prises par les membres de l’ACIC pour lutter contre les changements climatiques

L’industrie canadienne de la chimie est un chef de file mondial de la production de produits chimiques à faibles émissions de carbone pour de nombreuses raisons. Le plus grand avantage naturel dont jouit le secteur de la chimie est peut-être l’accès à d’abondants approvisionnements des produits de liquides du gaz naturel. L’industrie canadienne de la chimie continue de faire preuve de leadership sur la scène internationale en ce qui a trait à sa propre empreinte énergétique, reconnaissant qu’elle doit contribuer à la réduction des émissions de GES, mais aussi fournir des solutions aux changements climatiques.

La société internationale d’experts-conseils McKenzie & Company a mis au point une feuille de route technologique pour le secteur mondial de la chimie qui indique toutes les technologies de production d’énergie et de réduction des émissions de GES disponibles aujourd’hui. Chacune de ces technologies est déjà utilisée dans une ou plusieurs installations au Canada; on y utilise même des technologies considérées comme expérimentales ou précommerciales. Depuis 2004, les membres de l’ACIC ont investi des sommes considérables leur permettant de réduire leurs émissions de dioxyde de carbone de 14,5 % par les moyens suivants :

  • investissements dans de nouvelles usines et technologies;
  • efforts visant à conserver l’énergie grâce à un meilleur suivi de la consommation d’énergie et des émissions;
  • investissements dans des installations de cogénération de chaleur et d’électricité;
  • utilisation de combustibles à plus faible teneur en carbone;
  • modification des procédés;
  • capture et utilisation du CO2 dans les installations de production ou de récupération assistée du pétrole;
  • remplacement ou mise à niveau de l’équipement plus vieux comme les chaudières et les fournaises.

Voici un certain nombre de solutions et de projets novateurs que les membres de l’ACIC ont entrepris pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

image
image
image
image
image

Partagez-nous sur votre plateforme sociale préférée