Réduction des émissions

Dans le cadre du programme Gestion responsable®, les membres de l’Association canadienne de l’industrie de la chimie (ACIC) doivent déclarer tous les rejets et les transferts de substances préoccupants pour l’environnement et la santé, même ceux qui sont inférieurs au seuil de déclaration de l’Inventaire national des rejets de polluants (INRP) du Canada.

Établie en 1992, la base de données du PDRE est l’inventaire annuel des émissions et des transferts des entreprises membres de l’ACIC.

EChaque année, l’Association étudie les émissions de substances chimiques par les entreprises membres dans tous les milieux environnementaux (c.-à-d. l’air, l’eau et le sol) et les transferts hors site de ces substances dans les déchets ou les matières recyclables. Bien que le Plan directeur national pour la réduction des émissions (PDRE) soit intégré à l’Inventaire national des rejets de polluants (INRP) par l’entremise du système de gestion de l’information à guichet unique (GIGU), la base de données du PDRE précède en fait l’INRP et en sert de base aujourd’hui. Il est également plus complet que l’INRP, contenant plus de 900 substances sur sa liste maîtresse, sans seuil de déclaration.

Pour en savoir plus sur les émissions figurant dans le PDRE de 2018, consultez les figures ci-dessous.

Les émissions totales, en tonnes, de toutes les substances déclarées en 2018 par tous les membres de l’ACIC sont indiquées sur une échelle logarithmique. Cela comprend 253 produits chimiques, ce qui signifie qu’environ le quart seulement des quelque 900 substances à déclaration obligatoire figurant dans le PDRE sont émises par nos membres. Le côté droit de la figure montre des émissions à très petite échelle, alors que les produits chimiques à gauche sont émis en plus grandes quantités.

Les dix principaux produits chimiques émis par les entreprises membres de l’ACIC en 2018 étaient le dioxyde de carbone, l’hydrogène, les oxydes d’azote, le monoxyde de carbone, les composés organiques volatils, le dioxyde de soufre, l’éthylène, le méthane et d’autres COV (c.-à-d. tous les composés organiques volatils non inscrits à la partie 1 de l’INRP) et les particules totales. Depuis la création du PDRE, le dioxyde de carbone a toujours été classé comme la substance la plus rejetée. Il est important de noter que, malgré l’abondance des gaz à effet de serre et des principaux contaminants atmosphériques figurant sur cette liste, il existe également des produits chimiques moins nocifs, comme l’hydrogène.

Pour explorer les tendances des émissions de 2004 à 2018 pour certains des principaux produits chimiques émis en 2018, cliquez sur l'un des produits chimiques ci-dessous:

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L’industrie canadienne de la chimie s’est donné comme priorité de réduire les émissions de polluants atmosphériques comme les oxydes d’azote, le dioxyde de soufre et les composés organiques volatils, contribuant ainsi à assainir l’air pour tous les Canadiens.

Cependant, plusieurs études ont présenté le Canada comme un retardataire au plan environnemental au cours des dernières années, le classant au bas de la liste des pays de l’OCDE. L’Institut Fraser signale de nombreuses lacunes dans les méthodes utilisées pour ces études, car elles représentent injustement le rendement en matière d’environnement du Canada à certains égards et n’utilisent pas toujours les mesures de rendement les plus significatives et pertinentes. L’Institut Fraser a donc entrepris d’élaborer une méthodologie améliorée et transparente qui lui permettra de mesurer et de comparer avec précision le rendement en matière d’environnement des pays de l’OCDE.

Son rapport, intitulé « Environmental Ranking for Canada and the OECD », classe 33 pays à revenu élevé selon deux grands objectifs, soit la protection de la santé et du bien-être humains et la protection des écosystèmes. Selon son analyse, le Canada se classe relativement bien, obtenant une note globale de 67, ce qui le place au 12e rang sur 33 pays à revenu élevé de l’OECD. Pour ce qui est de la qualité de l’air, le Canada affiche de très bons résultats, se classant très haut par rapport aux 33 pays, d’après les deux indicateurs de la qualité de l’air, soit l’exposition moyenne aux particules fines (quatrième) et le dépassement des particules fines (premier).

Malgré le solide rendement en matière d’environnement du Canada, il y a le problème des « fuites de carbone » qui se produit lorsque des industries aux émissions intensives exposées aux échanges, comme la fabrication de produits chimiques, faisant face à des politiques climatiques coûteuses (règlements sur les gaz à effet de serre ou taxes sur le carbone), se réinstallent dans des pays où les politiques environnementales sont moins rigoureuses.

Ross Mckitrick, agrégé supérieur à l’Institut Fraser et coauteur de The Impact of the Federal Carbon Tax on the Competitiveness of Canadian Industries, affirme que « la taxe fédérale sur le carbone délocalisera probablement les investissements, l’activité économique et les emplois du Canada vers d’autres pays, ce qui fera augmenter les émissions à l’étranger. »

Afin de réduire au minimum les répercussions négatives sur les industries canadiennes et l’environnement, il est important que les réductions des gaz à effet de serre soient réalisées en tenant compte de la compétitivité des secteurs aux émissions intensives exposés aux échanges et des répercussions mondiales des fuites de carbone et de la pollution atmosphérique transfrontalière.

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